Quelles perspectives pour le marché immobilier neuf ?

Lors du Salon RENT qui – Covid oblige – s’est déroulé 100 % en digital, cette année, les acteurs du marché immobilier du neuf ont évoqué le contexte actuel compliqué, sont revenus sur les conséquences des élections municipales sur le secteur, ont tenté d’évaluer l’impact économique du confinement et se sont projetés dans le futur.

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La crise du Covid a rehaussé l’attrait des Français pour le neuf

L’attractivité des logements neufs ne baisse pas d’intensité, loin s’en faut ! Les études qu’a conduites le groupe SeLoger tendent d’ailleurs à montrer que l’appétence des Français pour l’immobilier neuf s’est considérablement accrue à l’occasion du confinement. La crise du coronavirus aurait-elle boosté le marché du neuf ? Force est de constater qu’une accélération s’est incontestablement produite à la sortie du premier confinement. « En mars et en avril derniers, les recherches de logements neufs effectuées sur nos sites SeLoger neuf et Logic-immo neuf ont connu un léger tassement » explique Sébastien Blanc, Directeur Marchés Neuf & Construire au sein du groupe SeLoger. « Mais à ce tassement des recherches ont succédé une reprise dès le mois de mai puis une véritable explosion des visites sur nos sites en juin ».

Dans le neuf, l’offre est loin de combler la demande

Les logements neufs ont la cote ! Selon une étude SeLoger, 1/4 des acheteurs font le choix du neuf dans leur recherche immobilière et une majorité d’entre eux se tournent vers la maison individuelle, confortant celle-ci dans son statut de bien préféré des Français. Mais encore faut-il trouver chaussure à son pied… Voire, trouver chaussure, tout court ! Les logements neufs sont victimes de leur succès et l’offre étant loin de répondre à la demande, le neuf est un marché de pénurie. « L’offre se tarit et le rythme de production de biens immobiliers neufs est insuffisant » déplore Sébastien Blanc.

Mais la rareté des logements neufs n’est pas le seul obstacle auquel les futurs acheteurs se heurtent. Car alors que 60 % de ces acquéreurs sont des primo-accédants, ces mêmes primo-accédants comptent le plus souvent sur un prêt immobilier pour financer leur projet. Or les conditions d’octroi des crédits bancaires se sont considérablement durcies. « Environ 20 % des dossiers acceptés en 2019 ne le seraient plus aujourd’hui », estime William Truchy, le Directeur Général des Directions commerciales du groupe Kaufman & Broad. « On sent que la motivation globale des acheteurs reste présente mais avec une réelle difficulté à faire accepter un financement… On a besoin de plus de souplesse sinon le marché va se bloquer » explique-t-il. Enfin, si les aficionados de l’immobilier restent confiants dans la concrétisation de leurs projets, des doutes demeurent. Car alors que 59 % des futurs acquéreurs ne doutent pas qu’ils deviendront propriétaires dans les prochains mois, 66 % s’inquiètent de la raréfaction de l’offre et 71 % avouent redouter une explosion des prix (Source : Étude SeLoger). « Selon notre baromètre SeLoger des prix du neuf, un logement neuf coûte, en moyenne, 4 872 € euros du mètre carré » précise Sébastien Blanc. « Et dans le neuf, les prix augmentent 1,5 plus vite que dans l’ancien ».

Les élections municipales ont freiné la construction de logements

Malgré le Covid et le récent reconfinement, le gouvernement a pris soin d’assurer la continuité des activités de BTP et du marché de l’immobilier. Les demandes de permis de construire continuent, notamment, d’être instruites. Pour autant, on déplore un déficit de nouveaux logements mais ce déficit préexistait la crise du Covid. « L’absence totale d’activité en termes d’autorisation de permis de construire que nous subissons depuis maintenant plusieurs mois n’a rien à voir avec la situation sanitaire », souligne ainsi William Truchy. En cause, les élections municipales, dont chacun sait qu’elles constituent un frein à la construction. « Chaque année d’élections, le marché recule de 25 % en moyenne, donc même sans épidémie, la situation aurait été très compliquée pour notre secteur », affirme Pierre Bibet, Délégué Général de la Fédération des promoteurs immobiliers d’Île-de-France. En effet, il est commun que lors des changements de municipalités, la délivrance de permis de construire tombe quasiment à l’arrêt. N’entend-on pas dire d’un maire qui bâtit qu’il est un maire battu ? Mais cette fois, la situation a empiré. À l’origine de cette aggravation, des élections municipales aussi chaotiques qu’interminables. Jugez plutôt, le chiffre avancé par Pierre Bibet cette année fait froid dans le dos. A fin septembre, les promoteurs ont enregistré une chute de production de 54 % !

« Chaque année d’élections municipales, le marché du neuf recule de 25 % en moyenne. »

Pierre Bibet, Délégué Général de la Fédération des promoteurs immobiliers d’Île-de-France.

Répondre aux attentes post-confinement des Français

Mais alors comment repartir du bon pied en 2021 ? Tout d’abord, en répondant aux nouvelles attentes des acquéreurs. À ce propos, plusieurs enseignements peuvent être tirés des derniers chiffres recueillis par SeLoger. Tout d’abord, les Français sont toujours plus intéressés par la maison individuelle. « Alors qu’elle était déjà plébiscitée par les futurs acheteurs d’un logement neuf, la maison individuelle est désormais encore plus demandée qu’elle ne l’était » constate Sébastien Blanc, Directeur Marchés Neuf & Construire chez SeLoger. « La demande pour ce type de produits a littéralement bondi pendant le confinement et elle reste orientée à la hausse. Sur SeLoger neuf, avant le premier confinement,  les maisons individuelles faisaient l’objet de 42 % des recherches. Post-confinement, 46 % des requêtes portent sur une maison individuelle. Et sur Logic-Immo, on est passés de 53 % à 58 % ».

Il est également à noter que la présence d’un espace extérieur (jardin, terrasse) est devenue un critère essentiel aux yeux de 26 % des porteurs d’un projet d’achat immobilier dans le neuf. Enfin, les futurs acquéreurs semblent s’être (re)découvert des envies d’espace ! « L’avènement du télétravail et le besoin de disposer d’une pièce où s’isoler afin de travailler sans risquer d’être dérangé font que les recherches sur les logements de plus de 100 m² de superficie ont explosé. Et qu’à l’inverse, celles portant sur des biens de moins de 100 m² de superficie reculent » indique Sébastien Blanc.

Baromètre de l’immobilier neuf : le pouvoir d’achat des Français se maintient

Des taux immobiliers bas, mais des conditions de financement plus difficiles

Dans les 10 villes de l’étude, les taux immobiliers ont augmenté de 0,07% à Nantes, à 0,13% à Lille, toutes les autres villes présentant une hausse de 0,10%. Ces hausses minimes se font sur des valeurs très basses et toujours attractives puisqu’il est possible d’emprunter dès 0,92% (hors négociation) au meilleur taux sur 20 ans.

« Cependant, au-delà des taux de crédit immobilier, ce sont les conditions de financement qui ont connu un grand changement, avec tout d’abord fin 2019 les recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), puis ensuite, l’impact de la crise sanitaire sur l’attitude prudentielle des banques vis-à-vis des dossiers de prêts qui leurs sont présentés » déclare Frank Roullier, Président d’Empruntis.

Les prix de l’immobilier neuf grimpent

Les prix de l’immobilier augmentent dans la plupart des grandes villes, jusqu’à +12% d’augmentation à Lyon. Ce qui est le résultat d’un manque d’offre consécutif à plusieurs événements comme la pause en amont des élections municipales ou encore le confinement lié à la pandémie de COVID-19, pendant lequel les permis de construire n’ont plus été délivrés.

« Comme on pouvait s’y attendre, faute de renouvellement de l’offre bien avant le confinement, les prix ont grimpé ces derniers mois et le retard pris pendant le confinement ne va faire qu’accentuer la problématique ces prochains mois », explique Céline Coletto, porte-parole de Trouver-un-logement-neuf.com.

pouvoir d'achat dans le neuf à Lyon septembre 2020

Le pouvoir d’achat des Français entre maintien et légère perte

Avec des mensualités de crédit immobilier en hausse dans 5 villes, 2 dans lesquelles elles stagnent et 3 où les Français gagnent en pouvoir d’achat, le bilan est mitigé. Notre appartement témoin de trois pièces et deux chambres se traduit ainsi par des mensualités de crédit immobilier de 1 157€ sur 20 ans à Toulouse, à 3832€ à Paris.

Les villes où les Français perdent du pouvoir d’achat

C’est à Lyon que les mensualités de crédit immobilier ont augmenté le plus fortement : +12%, soit 1783€ contre 1 583€ en mars dernier. Suivent Lille avec + 10,31% et des mensualités de 1373€, Montpellier avec 1 286€ soit une hausse de 4,18% et Toulouse avec +3,88% (1 157€). A Marseille, les mensualités augmentent de 3,45% pour atteindre 1 205€.

Les villes où le pouvoir d’achat se maintient

Les prix ont peu évolué à Nantes et à Bordeaux, ce qui permet un maintien du pouvoir d’achat avec des mensualités de crédit immobilier qui n’augmentent que de +0,62% à Bordeaux et +0,74% à Nantes.

Les villes où le pouvoir d’achat des Français augmente

A Strasbourg, Nice et Paris, paradoxalement, les Français gagnent en pouvoir d’achat. Les mensualités de crédit immobilier perdent ainsi 2,53% à Paris, 0,5% à Nice et 3 ,36% à Strasbourg.

pouvoir d'achat dans le neuf à Paris en septembre 2020

Les perspectives de l’immobilier neuf : ne pas trop attendre !

Si rien n’indique que les taux immobiliers puissent subir une hausse brutale dans les temps qui viennent, Frank Roullier indique une dynamique positive du côté des banques : « Les banques sont plutôt dans une volonté, en 2021, de relancer le marché qui a connu de nombreuses difficultés cette année ». C’est du côté des prix de l’immobilier que le climat se fait plus pressant : « Si les taux restent sages, ce ne sera certainement pas le cas des prix des appartements neufs. Ceux qui veulent acheter dans le neuf ont tout intérêt à ne pas retarder leur projet », conclut Céline Coletto.

Immobilier: deux stratégies pour profiter de la loi Pinel

Deux options s’offrent aux investisseurs : sécuriser leur opération en visant le cœur d’une ville ou doper le rendement en choisissant de s’en éloigner.

 

Pinel le kiosque immobilier

 

Réaliser jusqu’à 63 000 euros d’économie d’impôt en investissant dans l’immobilier neuf grâce au dispositif Pinel : la tentation est grande. Encore faut-il sélectionner avec soin le bien pour éviter les déceptions, en particulier au regard de la conjoncture actuelle très incertaine.

Tout commence par le choix de l’emplacement : en centre-ville ou en périphérie d’une grande métropole ? Par exemple à Lille ou à quelques kilomètres de là, à Villeneuve d’Ascq ? Nantes ou Carquefou ? Impossible de donner une réponse unique : tout dépend de l’objectif prioritaire de l’investisseur. Certains veulent mettre l’accent sur la sécurité de leur investissement en misant sur le centre-ville. Il s’agit alors avant tout de réaliser une opération patrimoniale, le rendement passant au second plan : on peut viser entre 2 et 3 % brut, guère plus. Mais on peut miser sur la revente à terme : ” Un appartement situé dans un quartier central se revendra toujours plus facilement qu’en périphérie car le marché y est plus fluide “, confirme Stéphane van Huffel, directeur général du cabinet de conseil Netinvestissement. De plus, un bien idéalement situé continuera à se valoriser à long terme.

Immobilier neuf : le gouvernement envisagerait d’améliorer le Pinel et le PTZ

Le ministère du Logement prévoirait de prendre des mesures pour relancer la construction neuve.

Un PTZ et le Pinel « améliorés et prolongés ». Selon les informations de Batiactu, le ministère du Logement a entendu les doléances des acteurs du secteur de la construction. Ceux-ci estiment, en effet, que le plan de relance présenté le 3 septembre ne soutient pas suffisamment le marché de l’immobilier neuf, qui se trouve est confronté à « une absence quasi-totale de mesure dédiée ».

D’après le site internet spécialisé dans la construction, le ministère assure que « le dispositif d’investissement Pinel et le PTZ vont faire l’objet d’améliorations, tout en restant les plus stables possibles pour ne pas perturber les projets en cours de commercialisation ».

« Donner de la visibilité au secteur »

Les deux dispositifs, en vigueur jusqu’au 31 décembre 2021, devraient également être prolongés, afin d’accompagner la relance. Si elles devraient figurer dans la loi de finances 2021, « pour donner de la visibilité au secteur », ces évolutions, cependant, n’entreraient en vigueur qu’à partir de 2022.

Si les représentants des organisations professionnelles et ceux du gouvernement devraient se réunir prochainement autour d’une table, il semblerait que les aides seront en partie liée à la durabilité des chantiers. Pour le PTZ, il s’agira aussi « d’augmenter son impact sur les ménages qui en ont le plus besoin ».

 

Infographie loi pinel 2021 Le Kiosque Immobilier`

Une meilleure territorialisation

Le Pinel, lui, devrait bénéficier d’amélioration « en passant notamment par une meilleure territorialisation ». L’objectif serait de mieux adapter les loyers retenus à la réalité du marché local. Pour ce faire, un chantier sur le Pinel débutera en 2021, en partenariat avec les territoires.

Les frais de notaire baisserons en 2021

La crise du coronavirus a repoussé l’entrée en vigueur de cet arrêté. C’est maintenant pour janvier 2021 que cette baisse est prévue. Explications.

La baisse des frais de notaire : un arrêté auparavant prévu pour mai 2020

Cet arrêté, découlant de la Loi Macron du 6 août 2015, a établi le 28 février 2020 une baisse des frais de notaire sur tous les actes que ces professionnels du droit exercent. Il s’agit en réalité d’une baisse de leurs émoluments, soit leur rémunération directe.

En premier lieu, il était prévu que cet arrêté entre en vigueur le 1er mai 2020, mais la crise du COVID-19 et l’état d’urgence sanitaire ont reporté l’application de ces mesures. Le gouvernement a donc eu recours à la création de l’arrêté du 28 avril 2020, qui prend la disposition de repousser l’entrée en vigueur du premier décret au 1er janvier 2021. Ce retard s’explique notamment car cette crise sans précédant a eu de nombreux impacts sur l’activité économique des notaires.

Baisse des frais de notaire : l’impact sur votre achat immobilier

Mais, concrètement, comment cet arrêté va impacter vos futurs achats immobiliers ? Si le CSN (Conseil Supérieur du Notariat) a calculé que la baisse globale des actes notariés au 1er janvier 2021 sera en moyenne de 1,9%, mais concernant les achats immobiliers, les émoluments des notaires seront refixés par le barème suivant :

  • Pour une transaction allant de 0 à 6 500 €, ils seront de 3,870 % (contre 3,950 % aujourd’hui).
  • De 6 500 € à 17 000 €, les émoluments à partir du 1er janvier 2021 seront de 1,596 % contre 1,627 % jusqu’au 31 décembre.
  • Pour un achat immobilier de 17 000 € à 60 000 €, les frais de notaire s’élèveront à 1,064 % et non plus de 1,085 %.
  • Pour des achats de plus de 60 000 €, les émoluments seront de 0,799 % contre 0,814 % aujourd’hui.

Les autres actes notariés sont aussi concernés par cette réforme

Mais ce ne sont pas uniquement sur les achats immobiliers que les baisses des émoluments seront appliquées : tous les actes notariés seront concernés. D’ailleurs, certaines dispositions prises par les notaires auront une réduction bien plus significative, c’est par exemple le cas de la rédaction de la convention de PACS ou de la mainlevée d’hypothèque.

Aujourd’hui, les couples souhaitant se pacser par acte notarié, pour prendre des dispositions d’héritages particulières par exemple, doivent payer 192,31 € HT (230,77 € TTC). A partir du 1er janvier 2021, le prix de cette prestation sera de 84,51 € HT (102 € TTC).

Pour ce qui est de la mainlevée d’hypothèque, les prix appliqués dès le début de l’année prochaine seront de 78 € pour un capital inférieur à 77 090 €, et 150 € pour un capital hypothécaire supérieur à 77 090 €.

Comment déclarer ses revenus perçus grâce à des locations type Airbnb ?

Dès ce lundi, les revenus perçus avec des locations en ligne seront directement transmis au fisc. Mode d’emploi de cette taxation de ce qu’on appelle “l’économie collaborative”.
ON DÉCRYPTE : Si vous gagnez un peu d’argent avec les plateformes comme Airbnb, avez-vous déclaré les revenus que cela vous procure ? Ce sera bientôt automatique : avec le projet de loi contre la fraude fiscale, dont le texte arrive en première lecture à l’Assemblée nationale ce lundi, les sites devront eux-mêmes transmettre au fisc ces infos qui vous concernent. Et selon les montants, cela peut vous faire payer des impôts. Mode d’emploi de cette taxation de ce qu’on appelle “l’économie collaborative”.

La limite à ne pas dépasser pour ne pas payer plus d’impôts. Pas plus de 305 euros par an. C’est la limite des revenus auquel vous avez le droit si vous mettez un logement en location sur Airbnb, ou une autre plateforme du même type, sans payer d’impôts supplémentaires. Même si ces revenus doivent être déclarés.

Au-delà de 70.000 euros, il faut une déclaration professionnelle. Il faut déclarer de la même façon si vous mettez en location votre voiture ou tout autre objet, un outil, un vêtement… Si ça vous rapporte plus de 70.000 euros par an, là il faudra faire une déclaration professionnelle. Autre cas de figure, si vous vendez un service, un cours de musique, du jardinage, c’est imposable, il faut le déclarer. Enfin, si vous vendez un objet que vous ne souhaitez plus conserver, mais que vous n’avez pas fabriqué vous-même, comme une vieille collection de livres, ce n’est pas imposable. Si vous avez un doute, la rubrique “revenus annexes” du site des impôts saura vous renseigner.

La région Ile de France : un nouveau PTZ !

Valérie Pécresse et Geoffroy Didier ont dévoilé leurs priorités en matière de logement et de politique de la ville pour les prochains mois.

“Il faut favoriser l’accession à la propriété, notamment sociale, car le fait d’être propriétaire est une assurance supplémentaire en cas d’accident de la vie”, a martelé Valérie Pécresse,

Valérie Pécresse et Geoffroy Didier ont dévoilé leurs priorités en matière de logement et de politique de la ville pour les prochains mois.
“Valérie Pécresse et Geoffroy Didier ont dévoilé leurs priorités en matière de logement et de politique de la ville pour les prochains mois.”

pour le logement et la politique de la ville.

Après une année 2016 consacrée aux problèmes de foncier disponible et au logement intermédiaire, 2017 va être consacrée “à la mise en œuvre de la politique de la ville avec l’ANRU pour lutter contre la ghettoïsation des quartiers et les copropriétés dégradées, ainsi que la lutte contre les marchands de sommeil”.

Dans les prochaines semaines, seront dévoilées “de nouvelles solutions juridiques à l’étude, notamment pour lutter contre le phénomène inquiétant de divisions des maisons, mais en évitant de les racheter pour éviter les phénomènes d’aubaine”, indique Geoffroy Didier, vice –président de la région en charge du Logement et de la politique de la ville, qui a d’ailleurs souligné que le permis de louer était ” une bonne mesure”.

 

Pour l’ex-députée des Yvelines, “il faut construire des logements pour tous les publics, sociaux et en accession sociale aussi, tout en redynamisant les centres villes des petites communes”, plutôt que de céder à l’étalement urbain et la construction de lotissements périphériques. La Région finance à nouveau les logements PLS (sociaux intermédiaires), mais plus les logements très sociaux PLAI dans les communes où le taux de HLM dépasse les 70%.

Pour aider les jeunes ménages, “mais aussi les retraités qui n’ont pas pu, plus tôt dans leur vie, devenir propriétaires”, la région devrait se doter en 2018 d’un prêt à taux zérorégional.

“Il ne sera pas réservé au neuf mais au contraire axé sur l’ancien pour revitaliser les cœurs de villes qui se dégradent, sous conditions de ressources, esquisse Geoffroy Didier. Il viendra soit compléter, soit suppléer au PTZ national, selon les mesures qui seront choisies à l’issue de la prochaine élection présidentielle”.

source : nouvelobs

CRÉDIT IMMOBILIER : L’HEUREUSE NOUVELLE DE LA HAUSSE DES TAUX

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Pour Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du Management des Services Immobiliers, une baisse durable des taux d’intérêts faisait courir le risque de gonfler artificiellement les prix des logements. Analyse.

Ça y est, la baisse des taux d’intérêt des crédits immobiliers est terminée. Le leader français du courtage financier, Cafpi, nous apprend que la courbe s’infléchit, avec des taux moyens au mois d’octobre supérieurs à ceux du mois précédent. Pour autant, pour les meilleurs profils, les taux sont encore moindres que ces derniers mois, mais les banques annoncent la couleur : la fête sera bientôt finie pour tout le monde.

En cause pêle-mêle la sauvegarde des marges et de la santé des établissements financiers, qui ne pouvaient résister éternellement à cette dégringolade, les anticipations sur les contraintes prudentielles renforcées, et le changement de politique des banques centrales. Le séisme politique américain en a rajouté, provoquant des inquiétudes qui ont crispé les marchés européens et le monde de la finance. Enfin, les OAT ont augmenté, conduisant les prêteurs à répercuter le mouvement. La hausse ne devrait pas être considérable, et elle ne devrait pas altérer beaucoup la resolvabilisation des trois dernières années, qui ont redonné de l’ordre de 25% de pouvoir d’achat immobiliers aux ménages français.

Alors on a tellement entendu que la baisse des taux était une nouvelle merveilleuse qu’on se prépare à entendre que la hausse est une catastrophe. C’est pourtant l’inverse et il était temps. Pourquoi ? Bien des commentaires d’observateurs nous faisaient craindre des augmentations du prix des logements, anciens comme neufs, du fait de cet allègement ininterrompu du coût de l’endettement. En clair, les producteurs ou les vendeurs seraient tentés de récupérer une partie du bénéfice de la baisse des taux et de conduire les acquéreurs à partager les fruits de leur resolvabilisation. Pour moi, j’ai toujours considéré que les temps avaient changé à cet égard et que les difficultés économiques étaient telles qu’elles ne permettait plus à ce mécanisme de jouer comme il avait joué par le passé. Favoriser la hausse des prix, dans le neuf ou dans l’existant, c’est courir le risque d’essouffler le marché. Pour le dire simplement, ce qui a fonctionné dans un sens, la bouffée d’oxygène aux acheteurs, ne peut que fonctionner dans l’autre, en étouffant des milliers de ménages, de nouveau dans l’incapacité de supporter les prix. Il n’en reste pas moins vrai qu’à la marge la baisse des taux est en train d’interrompre l’accalmie des prix.

Deux indices : la légère hausse des prix à Paris et sa couronne, et aussi, de l’aveu de la présidente de la Fédération des promoteurs de France elle-même, la remontée des prix du neuf. Il était bien normal qu’après des années de dégradation de leurs marges les promoteurs, ou encore les constructeurs de maisons individuelles, restaurent leurs marges, gages de la solidité et de la pérennité de leurs entreprises et par voie de conséquence de l’appareil de production du pays. Le problème des rattrapages est sa limite, et j’accorde qu’on ne pouvait exclure des dérapages. Le redressement des taux d’intérêt vient à point nommé pour éviter que le marché ne reparte franchement à la hausse.

Cette hausse est donc bienvenue. Elle constitue un rempart contre un nouveau dérèglement de la formation des prix des logements, qui exclurait encore nombre de familles de la propriété de leur logement et qui dissuaderait aussi des investisseurs personnes physiques. Ne pas croire les Cassandre qui vont nous expliquer que le marché de l’immobilier résidentiel va s’en trouver affaibli. Bien sûr, cet espoir ne vaut que si les hausses de taux demeurent digestes, dans la proportion de 50 points de base (0,5%) pour parler tels les banquiers. Cette modération est probable, parce que les États et les banques centrales auront à souci de soutenir une croissance bien fragile dans l’espace communautaire. Bref, tout porte à croire que s’ouvre une période de synthèse, avec des prix durablement modérés, peut-être même susceptibles d’ajustement à la baisse là où le décalage avec les revenus des ménages n’est pas assez réduit, et des taux encore attrayants, fussent-ils un plus élevés.

source : www.capital.fr

Immobilier : les prix vont passer un nouveau cap à Paris d’ici décembre

Les notaires d’Ile-de-France prévoit que le prix moyen dépasse à nouveau les 8.500 euros avant la fin de l’année dans la capitale. Soit une hausse de 6% sur un an.

Pas de pause estivale pour l’immobilier francilien. Entre juin et août 2016, les prix des logements anciens en Ile-de-France ont augmenté de 1,8% comparé à la même période un an plus tôt, avec une hausse de 2% pour les appartements et de 1,4% pour les maisons, ont indiqué les notaires dans leur dernière note de conjoncture.

Les prix ont davantage grimpé à Paris où, cet été, il fallait débourser 8.270 euros par mètre carré pour acquérir un appartement dans l’ancien, soit 3,3% de plus qu’il y a un an. Une remontée à relativiser. L’étude souligne en effet que “traditionnellement en cette période de l’année, les prix sont orientés à la hausse, surtout pour les maisons”, car c’est “une période de forte activité pour les changements de résidence”. Toutefois le mouvement haussier “devrait se prolonger dans les prochains mois”, avec un prix au m2 qui pourrait atteindre 8.500 euros en décembre 2016.

Phénomène de rattrapage…
Bien sûr, la capitale reste une exception, car les prix y sont plus élevés qu’ailleurs. Mais on assiste globalement en France à un “phénomène de rattrapage” après quatre années de baisse consécutive des prix, a expliqué sur BFM Business Yann Jehanno, directeur exécutif du réseau Laforêt. Le professionnel refuse cependant de parler de mouvement généralisé, comme c’est le cas en Ile-de-France. Depuis le 1er janvier, les prix à Marseille sont stables après des années de retrait très marqué, tandis qu’ils reculent de plus de 2% à Perpignan, a-t-il précisé.
Selon lui, le marché immobilier se porte bien, dopé surtout par la faiblesse des taux d’intérêt dont le niveau a été divisé par plus de quatre depuis le début des années 2000, comme on peut le constater dans le dernier baromètre Crédit Logement/CSA. Aujourd’hui, on peut ainsi emprunter en moyenne autour de 1,4%, mais certains candidats à l’achat -notamment ceux affichant des revenus ou un apport plus élevés- peuvent obtenir des conditions de financement encore plus intéressantes.

source : (LaVieImmo.com)

(ARCHIVES) Photo prise le 12 septembre 2010 d'un immeuble d'appartements prs de la Tour Eiffel ˆ Paris. Les prix des logements anciens ˆ Paris ont battu un nouveau record au quatrime trimestre 2011, ˆ 8.390 euros le mtre carrŽ en moyenne, soit une hausse annuelle de 14,7%, selon une Žtude de la Chambre des notaires de Paris/Ile-de-France et de l'Insee publiŽe le 23 fŽvrier 2012. AFP PHOTO / THOMAS COEX
(ARCHIVES) Photo prise le 12 septembre 2010

Du rab !

Pour financer leurs travaux d’isolation, les propriétaires peuvent désormais demander 2 Eco-prêts à taux zéro, dans la limite de 30.000 euros au total.

C’est un petit coup pouce pour les propriétaires envisageant des travaux de rénovation : ceux qui avaient déjà bénéficié d’un Eco-prêt à taux zéro (Eco PTZ) pour isoler leur logement, sans consommer toute l’enveloppe de 30.000 euros, peuvent désormais réclamer un second emprunt. Cette mesure, incluse dans la loi de finances 2016 et censée être effective depuis le 1er juillet dernier, a été officialisée par la parution d’un décret le 5 août dernier.

Pour rappel, l’Eco-prêt à taux zéro peut être accordé aux propriétaires, occupants ou bailleurs, à condition que le logement serve de résidence principale, qu’il ait été construit avant 1990 et que soit lancé un bouquet de travaux parmi une liste précise (isolation de la toiture ou des murs, remplacement des fenêtres, installation d’un système de chauffage…). Il est ainsi possible d’emprunter jusqu’à 20.000 euros pour le lancement de 2 travaux et jusqu’à 30.000 euros pour 3 chantiers ou plus.

Mais auparavant, il n’était possible de bénéficier que d’un seul prêt à taux zéro par logement. Désormais, si l’enveloppe de 30.000 euros n’a pas été entièrement consommée, le propriétaire pourra demander un Eco PTZ complémentaire, à condition que le montant total emprunté via les deux crédits ne dépasse pas 30.000 euros. Cette demande est possible dans les 3 années suivant l’obtention du premier emprunt.

Attention, pour bénéficier d’un Eco PTZ il faut absolument que les travaux soient réalisés par un artisan ou un professionnel du BTP labellisé RGE (Reconnu garant de l’environnement). Par ailleurs, si l’aide n’est pas soumise à une condition de ressources, la banque vérifiera tout de même la capacité de remboursement du demandeur avant d’accorder le prêt.

Selon l’Ademe, plus de 3,5 millions de rénovations de logements ont été achevées en 2014, pour une dépense moyenne d’environ 10.000 euros et un montant total dépassant 35 milliards d’euros. Si les travaux concernant les fenêtres sont les plus courants (1,2 million de logements concernés entre 2012 et 2014), ce sont ceux visant la toiture et les combles qui sont les plus coûteux (6.381 euros en moyenne).